2015-04-20 15

Comme chaque année en région parisienne, il pleut le 1er mai. On a des chaleurs précoces en avril, et après on paye ça jusqu'en juin ou juillet avec la grisaille, et un air d'automne. Comme j'aime ma région.

Le beau temps d'avril, j'en ai profité en BRETAGNE la semaine dernière. Grand beau temps, pas de vent, pas de touriste, personne dans les bars ni sur les plages, le bonheur. J'en ai profité comme à chaque vacances pour bourrer le crâne de ma moitié (" mais bordel tu vas la demander ta mutation ??!!"). Car je suis prête, depuis des années, à tout quitter, surtout ma maison même si je l'aime, pour virevolter telle un papillon dans les champs de pâquerettes de nouvelles contrées. Je suis prête à aller vivre n'importe où, pourvu que ce ne soit ni en Ile de France, ni en région Centre. Ca laisse de la marge, merde !

Pour en revenir aux vacances, c'étaient les premières pour Robin Wood. Il y a plus d'un an, on s'est rajouté un boulet aux vacances itinérantes que l'on fait depuis des années : un gros clébard. Deuxième boulet made in 2014 : un bébé. Ca fait deux boulets, à cela on ajoute deux boules de bowling qu'on se traine depuis quelques temps aussi : deux enfants. Et ben dans le camion, c'est serré quand même, il faut l'avouer. Pas tant par les êtres vivant qui l'habitent, mais plus par le matériel de chacun (poussette, nacelle, réhausseur, tablette tactile, etc ...). Deux possibilités s'offrent alors à nous : acheter un nouveau camion plus grand, ou acheter une résidence secondaire.

Je suis contre un camion plus grand. Quand je vois tous ces camping-caristes devant leur télé, enfermé dès 19h le soir en vacances, avec un four dernier cri et une chambre presqu'aussi grande que la mienne à la maison, ça ne me fait pas envie. D'ailleur j'ai fait jurer au mari qu'on aurait jamais la télé dans le camion. A quoi bon, puisque toute façon lui et mon fils sont scotchés sur leur télephone ou tablette.

Je suis aussi contre la résidence secondaire. Car cela sous entend toutes les vacances au même endroit, toute la vie. NON.

Je suis en revanche pour le changement de la résidence principale pas loin de la mer, par forcément dans le sud, la Bretagne me conviendrait parfaitement. Enfin, c'est beau de réver. Mon homme aime trop son boulot, ses collègues, ses rues de Paris et ses troquet, pour prendre LA décision.

Je suis donc condamnée à errer comme un zombie dans cette merveilleuse région parisienne, et faire la gueule à chaque 1er mai, résignée à ma condition de mère de famille glauque.

Voilà pour aujourd'hui./